Cet article est a développer. J’y écrirai mon témoignage de formateur-pécaire-intermitent-de-la-formation-continue. Je compte sur vos commentaires et sur vos témoignages également pour faire sortir du bois cette masse silencieuse d’intellos prolos. Mais dores et déjà si vous souhaitez vous orienter vers ces métiers et envisagez de suivre une formation de type DUFA, DURF, DUFRES etc. informez vous bien sur le statut flou et la réalité plus qu’instable de cette “profession”. L’article ci-dessous d’Emmanuel de Lescure semble justifier les guillemets.
Le secteur est marqué par une certaine précarité des statuts, à laquelle la formation peut contribuer à remédier
Nous informe le site de la Région Pyrénées dans la présentation d’une formation de formateur. Au moins, vous êtes prévenus. C’est précaire, faites une formation, mais rien ne dit que ça améliore votre situation. Autrement dit, l’ensemble du corps social se précarise. On a besoin de gens pour accompagner ces changements et l’acquisition de nouvelles compétences chez les salariés. Mais bon ne pensez pas que vous allez échapper au processus. Hé! quand même. Et puis quoi encore? Pour être dans l’empathie avec les publics que vous accompagnez, il faut que vous soyez proches de leurs préoccupations. Il faut dire que la réalité c’est souvent: “Travaillez plus et gagnez moins!“, et de manière occasionnelle. C’est d’ailleurs le terme occasionnel qui se traduit aussi dans les textes par “saisonnier” qui justifie le “gagnez moins“.
Les formateurs et le marché de la formation Pour ce dernier (Frédéric Séchaud), il s’agit avant tout de montrer comment la flexibilité, qui apparaît comme un important régulateur du secteur, est fonction des configurations économiques et sociales. Pour ce faire, l’enquête a interrogé 440 organismes de formation des Pays de la Loire au CA supérieur à 1 000 euros, représentatif des 7000 organismes de ce niveau totalisant 85% du marché. S’intéressant aux conditions d’exercice de la flexibilité, Frédéric Séchaud repère deux niveaux d’analyse. Le premier tient compte des ajustements par les conditions d’emploi, le second s’intéresse à la sous-traitance. 1- Les conditions d’emploi: L’étude révèle des usages contrastés de la flexibilité avec, en 2002, 33 % de salariés à temps partiel au sein des OF contre 21% pour l’ensemble des services, et 17% de CDD contre 6% pour l’ensemble des services. Au sein même du secteur formation, il apparaît que le recours aux intervenants extérieurs, CDD et temps partiels est fonction du type de financement et du domaine concerné, avec une précarité plus importante pour les acteurs de la sphère consulaire et privée. 2- La sous-traitance: Frédéric Séchaud relève là aussi deux tendances majeures permettant d’identifier deux modalités d’organisation et de production. La première, appelée sous-traitance de spécialité, correspond à une production complexe nécessitant des ajustements qualitatifs par assemblage de compétences et recours à des intervenants extérieurs « pointus » pour des formations sur-mesure. L’autre, nommée sous-traitance de capacités, correspond à des besoins de production standard de type formation catalogue, que l’on satisfait par le recours à des CDD et/ou à l’externalisation des tâches.
Ici la citation mérite une précision, le secteur de la formation continue a recours souvent à deux niveaux de sous-traitance. Le concept serait: la sous-traitance de sous-traitance. Inutile de dire que le salaire final du “producteur” de formation n’atteint pas ce que les compétences et souvent les bac+4 ou +5 (voir plus) mis en oeuvre permettrait d’espérer.
Au cours de la table ronde(4) animée par Catherine Goutte (Cegos, directrice des offres), Emmanuelle Pottier, sociologue, présente les deux marchés de formateurs que lui a permis d’identifier son étude conduite sur une population de formateurs en formation de formateurs au CNAM. Le premier, qualifié d’ « ouvert, secondaire et concurrentiel », regroupe les formateurs intervenants et se caractérise par une certaine précarité. Il est d’ailleurs souvent vécu comme un sas d’entrée vers le second marché, qui concentre lui les responsables de formation et les consultants, voire les coachs, dont la valorisation doit pour beaucoup au succès du concept d’individualisation. Insistant sur la précarité du secteur, Emmanuelle Pottier précise que 60% des sorties d’organismes de formation sont des non-renouvellements de CDD et que la durée moyenne de retour à l’emploi est de 10 mois.
Les vacations dans l’éducation nationale: LES VACATIONS : Vous vous demandez si l’état se soucie de l’avenir de vos enfant ? La reponse est non ! Et je le prouve ! Vos enfants, au collége,vont avoir dans chaque matiére plusieurs profs qui ne seront dans l’établissement que pour 200h maximum dans l’année .PLus simplement dans une année, ils auront 2 profs de math,2 profs de musique .Comment voulez -vous qu’il y ai continuité dans le travail des élèves alors que devant eux les profs se succédent , anéantissant encore et encore les habitudes de travail des élèves et le principe d’autorité de l’enseignant. Depuis 2004,les rectorats ne font presque plus de contrat mais paye des vacations.Le Vacataire est payé à l’heure devant les élèves , le reste du temps il ne touche rien.Il ne peut faire que 200h dans l’année, il gagne environ 4000 euros dans l’années. Pourquoi 200h ? au delà ,les rectorats sont obligés de faire signer un cdd.La vacation n’est pas un statut, il n’ouvre pas le droit au chomage ,ni celui de la SECURITE SOCIALE.Les vacataires alternes entre RMI et vacations. Il faut signaler que c’est les socialistes qui , par le biais d’Allegre ,en 1997,ont instauré la vacation.Depuis,la droite l’utilise au maximum. Mais c’est aussi les socialistes qui ont lancé les derniers plans de titularisation. il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !
extrait de SDEN CGT 37.
Auteur: philippe
Date: 25/02/2005 22:31
Bonjour, je suis juriste en droit social et il m’arrive souvent de m’occuper de dossiers concernant les formateurs vacataires. Tout d’abord en droit privé la vacation n’aucune existence légale selon juurisprudence. par conséquent les contrats de vacataires ne peuvent exister que dans la fonction publique. En droit privé, il existe essentiellement 2 types de contrat : CDI ou CDD et si vous n’en avez pas c’est un CDI d’office… Ensuite il faut regarder la convention collective de formation professionnelle qui prévoit notamment le paiement de la prépartion des cours (PRAA) et les jours mobiles 2% + les CP 10%… Tant que ces centres de formations qui “profitent de la précarité des intervenant” et ne sont pas assignées devant le Conseil de Prud’hommes ils continueront de ne pas respeter les règles du droit du travail et des conventions collectives… Pour beaucoup d’entreprises, ce statut de vacataire qui est une totale invention dans le secteur privé correspond à un rêve des en matière de relation sociale : un salaire irrégulier à la pièce ou à l’heure, pas de congés payés, en cas d’arrêt maladie, maternité, accident du travail aucune indemnités alors que des cotisatitions sont versées…. Enfin pour répondre à une intervenante du forum je souhaiterai préciser que le fait que certaines entreprises ou associations soient du secteur sociale cela ne doit pas les exonérer de respecter les règles sociales élémentaires
. citation extraite de Lesocial.fr Forum Formateur
“Précarité des formateurs croissante : Les marchés publics tendent à devenir une loterie, favorisant les structures à gros moyens, capables de s’offrir les services de consultants spécialistes des marchés publics. Les petits OF n’ont plus de lisibilité sur leur avenir. Ce faisant, la rigidité des procédures et l’absence de dialogue entre acheteurs et OF, engendrent de la précarité, dont les formateurs sont les premières victimes, leur sort étant plus ou moins lié à la reconduction ou non des marchés publics. Les contrats qui seront signés dans ce secteur vont devenir de plus en plus précaires et les formateurs seront amenés à devoir changer d’employeur en fonction des aléas du marché. D’autre part, le FSE tend à exclure les petits organismes, doublement pénalisés par les retards de paiement (leur trésorerie et leur faible poids face aux banques étant un handicap de plus) et par la difficulté pour eux de trouver des ressources publiques en contrepartie des financements sollicités.”Posté le 10/07/07.
sur le site du sénat.
- METIERS DE LA FORMATION, METIERS DE LA FOAD.
- Travailleurs jetables: les enseignants en FLE/FLS.
- Les formateurs des CFA encore dans la précarité.
- Ethique et précarité du métier de formateur.
- Pourquoi définir aujourd’hui un statut du formateur..
- La question sociale des formateurs, Emmanuel de Lescure.
- Précarité : menace sur les CDD dans les GRETA, MGI et CFA.
- Eclairage sur la précarité de l’emploi en Français Langue Etrangère.
- Forum Formateur sur lesocial.fr.
- Santé et précarité.
- Le paradis sur terre des intellos précaires.
- Les intellos précaires.
- Intellos prolos chez les journaliste.
- Vers la révolution du revenu garanti, article de Jean Zin sur Ecorev’.
- Les intellos précaires.
- Théorie des insiders outsiders.
- Effets de la précarité.
- site du sénat



3 Commentaires
Bonjour,
Le secteur des Organismes de formation professionnelle est très compétitif, on pourrait parler de “jungle” presque. La convention collective, qui malgré ses défauts (son illisibilité en particulier), a le mérite d’exister, n’est pas appliquée dans un nombre très important d’entreprises. La précarité que nous constatons chez les formateurs est bien souvent la conséquence d’un non respect de la convention collective. Beaucoup d’employeurs usent et abusent des CDD d’usage et des CDII afin de contourner les contraintes liées aux CDI (à temps partiel, notamment) et aux fameux 42% (28/72è) de préparation qui sont dûs (sans exception) aux formateurs pour chaque heure de cours qu’ils effectuent. Le problème est que peu de formateurs connaissent leur droits et encore moins tentent de les défendre: il est très difficile de revendiquer ses droits ou risquer d’entrer en conflit avec l’employeur lorsque l’on sait qu’à l’issue du CDD il peut le plus légalement du monde ne pas renouveler le contrat, ou bien baisser sensiblement, voire ne pas donner de cours du tout au CDII pendant un mois ou deux…
Nous avons mis un site en ligne pour aider tous ceux qui souhaitent s’informer de leurs droits (et comprendre la signification des textes) pour tenter d’améliorer la situation. La première phase étant l’information, l’éducation, autrement dit donner aux salariés du secteur un véritable accès au droit. Que les formateurs aient les moyens d’éviter les pires contrats ou les clauses abusives. La deuxième phase sera de tenter de créer un véritable réseau d’information pour que les formateurs ne soient plus isolés et seuls face aux employeurs, ainsi, à terme, de créer une unité d’intérêt collectif pour défendre ensemble nos droits. Le site créé est un site syndical, certes, mais l’information est gratuite et libre. Quand à l’unité dont je parle plus haut, elle devra forcément dépasser les clivages/querelles de clochers traditionnels pour parvenir à avoir le poids suffisant pour faire fléchir les employeurs et changer la donne sur le terrain….
http://synaforidf.googlepages.com/home
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lequel?