Lycée expérimental, enfin l’enseigne au complet!



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22 Commentaires

  1. Azilis dit :

    Lycée expérimental de saint-nazaire…c’est long. Pourquoi on l’appelerait pas le “rimental” ?

  2. bib dit :

    Il est assez rare que le lycée expérimental fasse le haut de l’affiche (hilarité générale).

    Je vais paraître mauvais coucheur, mais l’expérience a un temps, la mise en application, c’est pas mal aussi.
    Toujours est-il que ce lycée compte bon an mal an, quelques jeunes méritants au parcours compliqué.
    Pour le reste, on peut déjà voir ce que cela donne au bac, sans parler de leur mentalité (demandez aux propriétaires de leur logement ce qu’ils en pensent).

    Ce lycée est un vestige des utopies de 68 dont les fers de lance se lavent les mains aujourd’hui, et ne se gênent pas pour se contredire à chaque interview.

  3. philmouss dit :

    Azilis: “Lycée expérimental de saint-nazaire…c’est long. Pourquoi on l’appelerait pas le “rimental”
    En fait, je crois que les élèves disent “Lycée expé” ça met l’accent sur l’expérience, toi tu propose “rimental”, ça mettrait l’accent sur le mental. Bon! si on considère que toute expérience est une construction qui passe nécessairement par un processus de “représentation”, il y a bien du mental dans l’expérience. Du coup expérimental semble pas mal ?

  4. philmouss dit :

    Sinon pour répondre à Bib, en fait je ne sais pas ce qui est expérimental dans l’histoire. Il faudrait aller voir du côté de l’historique. Est-ce qu’il est question d’apprendre par l’expérience? Auquel cas je souscris totalement à la démarche, me référant souvent aux travaux de Kolb et de sa boucle de “l’apprentissage expérientiel”. Je crois pour ma part qu’on apprend vraiment de et par l’expérience même si certains ont besoin de partir d’abord de modèle théoriques. Si on ne fonctionne que dans l’abstraction des modèles théoriques sans jamais expérimenter, est-ce qu’on apprend vraiment? Ne devient-on pas dogmatique? Comme dit le dicton: “si les faits contredisent la théorie, tant pis pour les faits”. Pour ce qui est des chambres loués par les élèves, je n’ai ni expérience ni propos rapportés. Je connais une jeune femme qui est passée par le “Lycée expé”, comme elle dit et qui considère que ça l’a “sauvé” et que ça a été la meilleure expérience qu’elle ait faite, lui ouvrant de vastes horizons créatifs. Elle est d’ailleurs artiste aujourd’hui sur Tours. L’idée autogestion également me paraît excellente. En fait je partage également l’idée qu’il faut “dire non aux armes d’instructions massives” qu’on assène à nos enfant dans ce gigantesque monolithe qu’est l’éducation nationale. C’est un point de vue bien sûr que je devrai nuancer, mais je tiens souvent ce propos radical. Il est du à mon expérience douloureuse d’élève et à celle parfois pire de parent d’élève.

  5. ced dit :

    Je suis également du point de vue de philmouss! La pédagogie des écoles EXPE devrait se généraliser selon moi pour que beaucoup plus d’enfants et de jeunes bénéficient de cet échange de savoir!!
    et pour te répondre + précisément bib, il y’a un travail énorme derrière une démarche active, de participation, beaucoup plus selon moi que dans les methodes d’éducation traditionelles!

    Après, il faut aussi avoir conscience que certains enfants se retrouvent plus quand dans une école avec + de cadre! (c’est con mais c’est comme ça)!!

  6. Philmouss dit :

    faut pas croire, il y a du cadre au Lycée expé. Je suis rentré dans les lieux et j’ai commencé à distribuer librement les stickers saintnazaire.net et là un lycéen (je pense) m’a interpellé sèchement: “vous êtes passé par le secrétariat, parce que là vous êtes un …étran.. -”un étranger que je lui dis”, “enfin une personne extérieure” qu’il me répond, vous devez passer par le secrétariat. Gloups!!! j’y suis allé. Par contre IUT, Gavy, IFSI, école d’apprentissage, Polytechnique etc… avec Azilis on est allé partout librement. Alors, que doit-on en conclure?

  7. Raoul dit :

    14% de réussite au bac en 2007, on se demande ce qu’on attend pour généraliser un système aussi efficace…
    Je vous entend déja me dire que le bac ne fait pas tout, que ces 14% n’avaient aucune chance ailleurs,etc…mais bon, quand même.
    par ici les stats:
    http://www.linternaute.com/ville/ville/lycee/5507/saint-nazaire.shtml

  8. philmouss dit :

    Raoul, je pense que plutôt qu’une approche quantitative: les statistiques, il faudrait une approche qualitative: demander aux jeunes qui sortent de ce lycée ce que ça leur a apporté sur le plan humain, sur le plan de la socialisation etc.

  9. Loïc dit :

    Une fois encore la réussite est réduite au Baccalauréat et à un ensemble de tableaux statistiques. Le bon vieux “passe ton bac d’abord”, s’érige telle une croix dans le chemin éducatif de l’élève. Qu’il le veuille ou non, que cela est un sens ou pas : “passe ton bac d’abord”… Si la scolarité d’un élève, sa construction, son devenir, pouvait se résumer à un bulletin de note, à sa capacité de réussir une dissertation, ce serait somme toute assez formidable. Mais, ne nous leurrons pas, le bonheur ne tient pas à la réussite d’une composition. Par contre, il semble intéressant de se questionner, par le biais de la remarque sur le taux de réussite, sur les fonctionnalités de l’école et du Lycée en particulier. De façon très officielle, l’école à pour objectif de former des citoyens, des individus capables d’exercer leur esprits critique, d’être autonomes. Les modalités d’évaluation de réussite, d’acquisition de ses objectifs sont, majoritairement, la rédaction d’une composition. N’y a-t-il pas un hiatus ? A ce sujet vous pouvez vous référer au livre de Stéphane Beaud : “80% au bac et alors ?”


    Dans un monde ou l’économie et la gestion ont supplantés le champs du politique, il semble important de réaffirmer un certain nombre de principes, de valeurs humanistes dans une société de plus en plus désincarnée.

  10. Raoul dit :

    J’aime le doux parfum d’encens et de patchoulis qui flotte sur ce blog et qui pourrait me replonger dans les seventies (si je les avais connues). Il faudrait effectivement une approche qualitative pour pouvoir objectiver ce qu’il en est de “l’Expérience”. Peut être qu’un ancien élève lira ces lignes et décidera de nous éclairer… Cependant, mon cher Philmouss, vous conviendrez que les années lycée sont, quoi qu’il en soit, riches en expériences humaines et sociales, et de par là même, formatrices. Formatrices “de Vie” dirais-je, en me remémorant ces moments de vie en groupe, de responsabilisation, de vie amoureuse, etc…
    Malheureusement, le bac reste un césam, et aujourd’hui encore 10 ans apres l’avoir obtenu, je dois m’en justifier pour telle ou telle formation dans ma vie professionnelle…

  11. Ernesto dit :

    J’aimerais bien connaître le coût /élève dans cet établissement, ainsi que le taux d’encadrement.Je suis étonné que certains trouvent juste cette différence de traitement pour les élèves . C’est certain que les mèthodes actives peuvent être plus intéressantes et formatrices que les méthodes traditionnelles avec trente élèves par classe, tout le monde le sait. L’expérience devrait maintenant être terminée, je l’espère depuis le temps!…Alors allons y!… Avec moins d’élèves et plus de temps on doit pouvoir faire mieux !..Heureusement encore, y manquerait plus que ce soit le contraire!…N’oublions pas aussi que chaque élève passe au pire six heures dans les classes, il y a aussi la responsabilité des familleset de l’environnement social…Depuis quand l’éducation nationale devrait elle assumer toute la responsabilité de l’éducation d’un individu?.. C’est plus facile de taper sur les profs…

  12. philmouss dit :

    c’est surtout très difficile pour les profs de se remettre en cause.

  13. Ernesto dit :

    tu as vraiment un problème avec les profs, Philmouss, je peux le comprendre étant donné ce que tu as subi. C’est vrai qu’il est difficile pour un enseignant de se remettre en cause, d’abord parceque la plupart du temps il ne travaille pas collectivement mais seul, personne en face pour faire miroir, si, les élèves mais ils ne jouent pas dans la même division. Ils voient tous les 3, 4 ans un inspecteur qui les évalue et qui leur met une note. Il faut être particulièrement costaud et volontaire pour s’auto évaluer. Je n’excuse personne, j’essaie de comprendre. Ils travaillent pour la plupart dans des conditions discutables(recrutement, nombre d’élèves, moyens matériels pour enseigner…). Rien dans la structure actuelle de l’école ne permet une réelle évolution.Beaucoup d’enseignants le souhaiteraient, surtout parmi les jeunes…

  14. philmouss dit :

    C’est surement tout un système à revoir. De ce point de vue, donner de l’autonomie du point de vue pédagogique il me semble est une bonne chose.

  15. la jeune femme artiste à Tours dit :

    Besoin d’éclairage dites-vous, et bien qui pourrait mieux parler du lycée expérimental que celui, ou celle qui en a fait……l’expérience…..
    Effectivement, l’apriori n’a jamais mené loin.
    Comment vous dire…..Entre permettre à une personne de faire ses propres choix et les faire pour lui, il y a une frontière, un monde, un gouffre. Deux système qui s’opposent…et que je retrouve dans ces lignes, écrites par vous. Je comprends que ça puisse faire frémir certain, de quitter le chemin, de ne pas emprunter les rails qu’on à établi pour vous. Dans notre société c’est à vous de vous ajuster, pas au système de le faire. Et bien le lycée expérimental offre cette possibilité d’ajuster le système aux personnes qui le vivent et pas l’inverse. Mais cela implique forcément d’accepter la possibilité d’erreur, de remettre la notion de temps à l’echelle de chacun….à préférer la dimension humaine au phénomène de masse.
    Je pense qu’il faut voir cette expérience non pas à une échelle individuelle : “il a raté son bac, il fume des pétard, il fait la fête dans son appart…”mais lui attribuer une dimension collective, qui permet de tester autre chose, de remettre en cause, de s’exprimer, de contredire et qui laisse la place à l’erreur. Il n’est pas question de l’opposer à la société, mais de laisser la possibilité de tester pour mieux y trouver sa place, pour y participer, pour mieux la construire.
    Etre acteur de sa vie, être acteur dans un groupe, dans un système, ce sont ces notions là qui sont défendues dans le projet pédagogique de ce lycée.
    Qui peut se permettre de dire que le système lui convient sans avoir essayer autre chose. Qui peut prétendre qu’ici est préférable à là-bas sans y être allé?
    Oser ne pas être convaincu…être ouvert demande du courage.

  16. Philmouss dit :

    Hello miss Kat; content de te lire. Alors tu vois, j’ai suivi ton conseil, j’y suis allé au “Lycée Expé”, Mzais comment un traumatisé des “armes d’instructions massives” comme moi ne pourrait se sentir en sympathie avec un tel endroit?

  17. miss Kat dit :

    Pardon, j’aurais du adresser mon message à Bib. Je sais ce que tu penses de tout ça. Je regrette que tu ne sois pas venu plutôt….J’aurais aimé partager cette ville avec toi. Je suis fane de ce blog…
    Grosses bises à vous deux.
    kat

  18. philmouss dit :

    Comment ça marche votre asso de Tours?

  19. kat dit :

    A Ernesto :
    Si il n’y a pas plus d’établissements de ce genre, ce n’est pas parce que l’on manque de moyens, mais parce que l’état ne souhaite pas généraliser cette liberté. Ça reste une soupape. J’ai participé (quand j’étais élève) à des conférences et des réunions de parents d’élèves qui se mobilisaient pour un collège expérimental à Nantes. Et les murs qu’ils n’ont pas réussi à franchir étaient ceux érigés par l’état, apeuré de ne pouvoir former “ses jeunes” en bons capitalistes dociles. Çà peu sembler élitiste, mais ce n’est pas la volonté de ceux qui se battent pour que ces alternatives existent.

  20. philmouss dit :

    Kat si tu as un site, mets l’adresse dans le champ site, j’irai le visiter ;-)

  21. clo dit :

    Si par hasard quelqu’un repasse sur ce site pour lire tout ça, moi aussi je peux vous éclairer…Ce Lycée est expérimental car, en effet, c’est une éxperience, mais surtout parce que les élèves et les professeurs y expérimentent en son sein. Rien n’est figé, tout peut-être remis en question par n’importe quel membre du lycée, juqu’à son existence même. Voilà en quoi il est expérimental. Sans cesse, des discussion, pour mettre en place des modes de fonctionnement, modifier, repenser, remodeler, expérimenter.
    Les résultats au bac ne sont en rien significatifs, la portion d’élèves passant leur bac étant très faible. Est-ce donc la seule chose qui compte, pour vous, le bac, dans l’école ? Est-ce le seul but de l’école, le bac ? All(i)ez-vous à l’école uniquement pour passer votre bac ?

  22. angélique kesler dit :

    Pas très bonne en troisième puis seconde, j’ai failli aller au lycée expérimental (enfin depuis le temps c’est plus une expérimentation).

    Avec du recul, j’ai bien fait de ne pas y aller. Il faudrait en fait un juste milieu entre cette structure et le lycée dit “classique”.

    Le taux de réussite au bac est proche du néant, et seule une personne hyper motivée, sachant gérer son temps entre apprentissage et loisirs arrivera à s’en sortir.

    Car malheureusement, ce lycée ne met plus l’accent sur l’autogestion de ses débuts, il est surtout orienté sur la politique, où NPA, LO et autres altermondialistes viennent y puiser leurs réserves.

    Dommage! Le concept était intéressant. Mais il eut fallu que les profs, tout en fonctionnant comme ils le font, laissent au vestiaire leurs positions et propagandes politiques au profit d’un minimum d’apprentissage du programme dont la sanction s’appelle: le bac!

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