"Voyage en Grande Garabagne" d’Henri Michaux

Il écrit en 1936, les vapeurs empoisonnées du nazisme commencent à se répandre sur l’Europe.

Vingt ans après sa mort, les interrogations de Michaux sur la folie et la barbarie des hommes sont toujours d’une effarante actualité.
Pour ces voyages,,un seul visa : les mots. Michaux est un poète ; Michaux invente. Le mot est voyage, le mot crée l’image : Un Emanglon ne sera pas comme un Hac, un Hiviniziki, un Mastadar ou un Ossopet !

La mise en scène :

Isabelle Billet a choisi une mise en scène dépouillée : un tissu changeant, une table et la lumière qui dessine le corps et le visage, afin de permettre au spectateur de recevoir, au travers d’images simples et fortes, le texte dans sa virulence, sa puissance de dérision, mais aussi dans ce qu’il peut avoir de déchirant.

Le comédien :

Pierre Houzé circule entre narration et incarnation avec la sobriété, la virtuosité et la sensibilité nécessaires à la transmission de la beauté, de la sidérante pertinence et de la profonde humanité du texte de Michaux.

Le musicien :

Olivier Gétin, avec sa guitare basse, dialogue avec le comédien, le fouette ou le console , éclaire le texte, crée le décor.
La lumière : Maël Dallemand accompagne au plus près la traversée, entre obscurité, traits lumineux , traces de rouge ou de bleu, et pleine lumière.

La presse :

« Un très beau spectacle » (Presse Océan)

« Une mise en scène d’une sensibilité rare, juste » (Nantes Poche)

Le projet pédagogique et artistique autour du spectacle :

Ce texte qualifié de « difficile », doublé d’un accompagnement en amont et en aval du spectacle, fait merveille auprès des scolaires (3èmes et classes de lycées). Sans doute est–ce parce qu’il rencontre leur capacité à imaginer, (ils ont l’habitude de naviguer dans le fantastique, entre les livres, les films et les jeux vidéos) et que la cruauté de Michaux, à des fins dénonciatrices, ne leur fait pas peur.

Il est évident qu’ils sont aussi très réceptifs à la guitare basse.

Plus de 300 textes de voyages imaginaires « à la manière de Michaux », ont été écrit par des élèves, dont beaucoup d’une belle drôlerie ou d’une étonnante lucidité.





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