Littérature apéritive à l’Appart

Né en 1911, mort en 1974, romancier, poète, auteur de chansons (dont le fameux Bal chez Temporel), ami de Georges Brassens, René Fallet, André Hardellet a laissé une œuvre riche et variée saluée par quelques grands noms de la littérature française (Pierre Mac Orlan, André Breton, Julien Gracq) mais injustement méconnue d’un large public. Hanté par l’idée du temps qui passe trop vite (Un de ses titres implore : Laissez moi le temps !) André Hardellet y joint une obsession du rêve et de ce qui permet d’en franchir le seuil, cette frontière impalpable ou le réel se change en merveilleux. Mais il n’en parle pas dans un langage abscons mais avec les mots simples et justes d’un amoureux de la vie. Avec lui on suit la truite au fil de l’onde, on se régale de pâté de lièvre et de vin frais, on parle aux concierges et on traîne dans les caboulots, et on se révolte aussi, comme le peuple quand il a raison d’être en colère et qu’il s’autorise enfin à « mettre les tonneaux en perce sans crainte de la flicaille évaporée ».



L’Appart

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